LE LIBERALISME

Le libéralisme est une idéologie détournée qui sert à justifier une liberté économique expansionniste (faire toujours plus de profit) en délocalisant les usines, en laissant l’argent circuler librement jusque dans les paradis fiscaux…

Histoire de l’idéologie libérale

A la base du Libéralisme des philosophes comme Montesquieu, mais leur pensée fut détournée :

Montesquieu (1689-1755), faisant face au pouvoir absolu de la monarchie française se soucie alors principalement d’instaurer une séparation des pouvoirs afin de limiter les abus du pouvoir exécutif du roi et garantir ainsi les libertés du Parlement et de la Justice (1)

L’idée Libérale de Montesquieu consiste à libéré le parlement de la monarchie, bref à initier la démocratie.

Parallèlement, avec le développement de la circulation des échanges en Europe, des penseurs plutôt connus en tant qu’économistes, comme Turgot et Adam Smith prennent soin de rattacher leurs revendications pour les libertés économiques aux racines philosophiques du libéralisme, face à l’administration étatique alors très contrôlante. Adam Smith reste ainsi, un des principaux théoriciens du libéralisme économique (2)

La main invisible des marchés qui régule tout… c’est d’Adam Smith. Rendez vous compte les libéraux et pseudos économistes médiatiques en sont encore à nous servir des idées de 250 ans, ce sont les mêmes qui nous disent que le monde à changé….

C’est toujours Adam Smith qui évoque la notion de productivisme, de croissance économique.

C’est assez dingue, mais le productivisme, le capitalisme, la croissance infinie sont des concepts qui ont plus de 250 ans et ont accuse ceux qui le critique d’être de doux rêveur pas très sérieux.

Libéralisme est un mot mal utilisé car il évoque la notion de liberté, cause sympathique, certes, mais on doit comprendre qu’il s’agit de liberté d’expansion économique infinie, et non le briser des chaines de toute forme de dépendance et d’esclavage.

Cette notion de Libéralisme issue des pseudos philosophes des Lumières poussa à la révolution de 1789. En effet, avant 1789 le roi et le clergé régulait l’activité économique. Si vous vouliez ouvrir un commerce, le Roi décidait si cela était possible ou non. Cela pouvait être la source de copinage, on s’en doute, mais aussi cela empêchait la monopolisation d’une activité économique en écrasant les autres commerçant. Le prix de certaines denrées alimentaires comme le pain étaient fixé par le roi, et non pas l’offre et la demande. Vous vous en doutez, les banquiers, les entrepreneurs d’affaires juteuses voyaient d’un très mauvais oeil la dictature monarchique, et la morale du clergé qui limite la liberté d’entreprendre, et de s’enrichir. (2)

Le libéralisme repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits fondamentaux qu’aucun pouvoir n’a le droit de violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter les obligations sociales imposées par le pouvoir et plus généralement le système social au profit du libre choix de chaque individu.

Voilà qui à le mérite d’être clair, le Libéralisme refuse que l’Etat ou un roi ne mettent son nez dans les affaires des individus, des entreprises etc… Pour justifier cet adage les Libéraux arguent que les hommes sont responsables de faire ce qu’il veulent de leur vie…. Or la vérité est tout autre, le courant  du Libéralisme espère en fait tirer profit de cette absence de règle qui limite l’expansion.

Le fondement même du libéralisme est biaisé par le fait que nous ne sommes pas libre de choisir comme des individus responsables. On voudrait nous faire croire que nous avons le choix, que nous sommes capable de comprendre toutes les complexités, ce qui est possible en théorie… mais uniquement en l’absence de toute forme de mensonge, de propagande, de publicité. Dans le monde  il se dépense chaque année 700 milliards rien qu’en publicité, de quoi nourrir la planète gratuitement. La publicité, la mode sont là pour formater nos envie, notre désir d’achat, nos rêves, nos besoins et nous faire croire que nous sommes libre d’acheter.

Pour que le courant libéralisme qui place l’individu comme responsable puissent s’exprimer il faut que les individus soit très très éclairés, qu’ils aient acquis des connaissances dans des domaines scientifiques, médicales, énergétiques, technologiques, philosophiques, historiques,…. bref disposer de tous les éléments qui permettent de choisir en toute connaissance de cause.

Vendre une maison mal isolée, équipée d’un chauffage électrique, avec un crédit subprime devient un abus de libéralisme car les acheteurs savent t’ils que le prix de l’énergie va grimper en flèche que leur crédit est dangereux ? Non, ils ne savent pas décrypter les termes d’un contrat qu’on leur présente avec un discours pompeux présenté par un homme en costume cravate qui parle bien et dont le métier est de vendre de plus en plus. Le libéralisme n’est possible que si vous possédez toutes les cartes du jeux, si vous maîtrisez et comprenez toutes les règles du jeux, alors peut être peut il s’auto régulé… et encore ce n’est qu’une hypothèse !

Or nous sommes très mal informé, les médias appartiennent à des groupes industriels qui sont prêt à acheter un média même déficitaire. Les directeurs de rédaction et les journalistes qui font l’actualité se contente de nous divertir, de ne pas nous montrer toute les informations vrais qui sont disponibles, et parfois à nous répéter inlassablement des mensonges. L’école ne nous prépare pas à l’esprit critique.

 

Le libéralisme à plusieurs vitesses :

Il faut bien comprendre, qu’être anti libéral ou libéral est une vision manichéenne de la réalité. Ceux qui ont poussé idéologiquement le libéralisme il y a près de 250 ans et qui en usent encore de nos jours sont des puissants commerçant, industriels….. Ces derniers ne pouvaient faire croître leur affaire en raison de frein monarchique, puis étatique. Les industriels, ont besoin d’abolir les taxes aux frontières, de pouvoir laisser circuler les marchandises, les capitaux et les travailleurs sans contraintes, car cela leur permet de produire à bas coût et de vendre là ou les marchés sont chers.

Mais il existe une forme de libéralisme qui est importante, indispensable, c’est celle des petits, des petites entreprises, des citoyens qui aspirent à se libérer du joug du salaria ou de leur banquier. Hors, il faut bien se rendre à l’évidence, que les Etats ne font pas le nécessaire pour que les citoyens acquièrent de l’autonomie, et une réelle liberté d’entreprendre. La complexité que rencontre les citoyens pour créer une entreprise individuelle illustre ces freins anti libéraux qui s’exercent sur les citoyens. En effet, le créateur d’entreprise devra se soumettre à une comptabilité contrôlées, et payante, se soumettre à la TVA, se soumettre à des charges sociales arbitraire au lancement de son activité, et se soumettre à son banquier pour disposer de la trésorerie de départ. Dans le même temps, les grosses entreprises font du lobbying pour que les normes et contraintes des petites entreprises du même secteur rencontre des difficultés juridiques, techniques, administrative.

La libéralisme des puissants est dangereux car ils confèrent encore plus de pouvoir de domination et de monopole, alors que le libéralisme des petits est vitale pour que ces derniers aient une chance de se sortir de certaines formes de dépendances. Un Etat communiste ne disposera que de fonctionnaire, il n’y aura pas de libéralisme. Un Etat socialiste disposera de fonctionnaire, mais surtout des salariés, qui sont in fine sous la dépendance de l’Etats pas l’entremises des grandes entreprises. Un Etat libéral, sera un état ou il n’y aura presque plus de fonctionnaire, mais surtout des fonctionnaires et ou toute l’économie publique qui peut générer des revenue sera privatisé. Ce serait un état ou seul les riches auraient accès à certains services comme la santé, la retraite, l’éducation. N’y a t’il pas d’autres solutions ? Certainement, il faut commencer par instaurer une démocratie qui permet comme le faisait le roi, de s’assurer que les libertés d’entreprises ne soit pas nuisibles à autrui. La déclaration des droits de l’Homme proclame que notre liberté individuel s’arrête là ou commence celle des autres, mais alors pourquoi ne pas appliquer cela aux entreprises.

 

Enfin ajoutons en guise de conclusion, que l’avènement du slogan : Libérté, Egalité, Fraternité, contient le génome de l’injustice sociale actuelle. En effet, la liberté d’entreprendre dépend beaucoup à ce que vous possédez et de vos moyens. Si vous libérer les esclaves de leur chaines, que vous leur dites, ça y est vous êtes libres, libre de créer votre entreprise, c’est une vaste arnaque, car avec quoi les esclaves ou les pauvres vont créer, avec quelles terres, avec quel argent, avec quelles machines outils sinon celles que possède les grands vainqueurs de la révolution de 1789 que sont les banquiers, riches propriétaires terriens, riche marchands monopolistes….

Toute comme l’égalité, elle ne concerne que l’égalité en droit… et une égalité en terme de pouvoir… à quoi servent des droits identiques si vous n’avez pas les pouvoirs de les mètrent en œuvres.

 

Références intéressantes.

1: http://fr.wikipedia.org/wiki/Libéralisme

2 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith

3 Comments

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  1. Libéral dans l’âme, je suis toujours étonné, voire attendri lorsque je vois décrit le libéralisme tel que le voient un très grand nombre de commentateurs, particulièrement d’ailleurs dans notre pays.
    Pour les personnes ignorant ce qu’il est, mais soumise à la propagande ambiante, je voudrais d’abord dire que le libéralisme est fondé sur un socle intangible : le contrat.
    Le contrat, c’est un accord passé entre deux individus, chacun apportant une partie de ce qu’il a ou de ce qu’il sait faire pour acquérir de l’autre partie ce qu’il désire. Ainsi, un ouvrier apporte son savoir-faire et ses bras à une entreprise qui lui apporte un salaire. Mais aussi un restaurant apporte une table garnie contre le montant d’une addition. Ou encore un artiste apporte son talent contre une partie du prix des billets d’entrée au spectacle.
    Le contrat doit être passé entre deux personnes intelligentes qui en comprennent les termes et les acceptent avant de signer. Mais, si le contrat est léonin, c’est à dire s’il favorise une des deux parties sans que l’autre n’ait eu l’information adéquate, il est déclaré nul et le partenaire fautif est puni.
    Que je sache, cette règle n’est pas présenté dans l’article ci-dessus, ce qui rend, évidemment, la description du libéralisme déformée et tronquée.

    Ensuite, le fondement du raisonnement anti-libéral de l’article prend l’exemple de notre environnement national actuel, qui est le contraire du libéralisme, pour expliquer que celui-ci est injuste (et doit donc être rejeté) alors que précisément, c’est l’absence de règles acceptées par tous les acteurs et constituant le départ du système libéral qui provoque l’injustice décrite. Pas le libéralisme lui-même.

    Enfin, le dernier paragraphe de l’article montre que son auteur est probablement un adepte de Marx. En effet, le premier ne précise pas que la liberté d’entreprendre est fortement aidée par un système appelé capitalisme. Le capitalisme permet à l’esclave libéré d’emprunter pour entreprendre. Si l’entreprise est correctement gérée, elle permet de se dégager en quelques années de l’emprunt initial, et elle génère un profit qui permet à l’entrepreneur de créer un capital qui lui permet de se développer. Les millions d’exemples d’individus ayant réussi dans ce système au USA et dans d’autres pays prouve que ce système marche très bien. Je me permets de l’affirmer pour l’avoir moi-même vu fonctionner et pratiqué.

    1. Oui, lorsque j’ai écrit cet article je n’avais pas encore assez travailler, il faut que je le reprenne…
      Par contre, quand vous dites :

      que la liberté d’entreprendre est fortement aidée par un système appelé capitalisme. Le capitalisme permet à l’esclave libéré d’emprunter pour entreprendre

      Je ne suis pas d’accord, emprunter, c’est se remettre en esclavage par la dette. Le libéralisme est une idée intéressante, à condition qu’elle soit assortie d’une liberté d’entreprendre aussi facile pour le pauvre non possédant que le riche possédant qui lui n’a pas besoin du banquier pour ses projets. Le libéralisme à l’oeuvre actuellement est celui des grand industriel, pas celui des petites gens qui sont dans l’incapacité de créer une entreprise, de s’affranchir du salariat…. j’en veux pour preuve la très grande difficulté que rencontre les créateurs de petites d’entreprises, tout est fait pour les gros,pas les petits.

  2.  » Le libéralisme à l’oeuvre actuellement est celui des grand industriel, pas celui des petites gens ».

    Encore une fois, vous faites comme si le système national français représentait le libéralisme, alors qu’il en est l’exact opposé.
    Réfléchissez à la chose suivante : les grandes entreprises, pour nos dirigeants politiques, ce sont aussi les grandes masses de salariés. Alors, ne nous étonnons pas que ce soit aussi celles qui sont favorisées. Ce n’est pas le libéralisme qui est en cause, mais bien plutôt une certaine forme de socialisme.

    P.S. Pour la petite histoire, mon entreprise est une PME (fondée en 1830).

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