Déclaration droits de l’homme

Commentons la déclaration des droits de l’homme.
Préambule

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

Ici je conteste : les représentants du peuples… qui sonts ils ? Comment les choisir ? Ceux qui ont rédiger ce texte sont des bourgeois, et l’idéologie dominante est celle des « élites se revendiquant lumières ou les grands possédants ».

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Article I

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Pourquoi naître égaux en droit seulement ? Pourquoi ne pas avoir instaurer l’égalité de moyen de subsistance. En effet, un enfant de pauvres ne naît pas l’égale d’un enfant de riche.

Article II

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l’oppression.

Ici c’est la notion de liberté qui m’interpelle. De quelle liberté parle t’on ? Celle de monter des affaires provoquant un enrichissement colossale sans rapport avec le travail réellement fourni par celui qui accapare ? Cette liberté me semble être celle qui va aboutir la naissance des monopoles industriels au nom de la liberté d’entreprendre sans limite.

Article III

Le principe de toute souveraineté repose essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

La nation englobe tous le monde, et l’avis de tous est requis, ce qui implique une véritable démocratie.

Article IV

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Qui détermine la loi ? Le peuple ou ses pseudo représentant élus. Force est de constaté que cet article est bafoué, car la liberté d’entreprendre et de créer des monopole commerciale nuit à autrui, elle provoque le chômage. La cigarette nuit à autrui, et pourtant elle est libre.

Article V

La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

La loi n’interdit pas ce qui n’est pas nuisible. Alors nous pouvons créer de la monnaie s’il en manque, car cela ne sera pas nuisible à la société.

Article VI

La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Tous les citoyens ont le droit de concourir à la formation de la loi ? Mais comment fait on ? Les lois ne sont rédigés que par les faux représentant élus…. le peuple n’a jamais concouru à rédiger les lois ?

Article VII

Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Article VIII

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article IX

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article X

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Visiblement, cet article n’a plus court, puisque Dieudonné à été interdit de se produire à plusieurs reprise alors qu’il n’y avait pas de trouble à l’ordre public. A l’inverse des grands match de football peuvent déboucher sur des débordements qui troublent l’ordre publique.

Article XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Qui détermine la loi ? Quid des moyens équitable pour communiquer ses opinions et les défendre. Ceux qui peuvent utiliser les médias ont un pouvoir supérieur à ceux qui n’ont pas accès au médias. Cet article pose un gros problème, car le droit d’écrire ou de parler est limité à l’accès à un canal d’expression.

Article XII

La garantie des droits de l’homme nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Dans l’état actuel, la force publique sert beaucoup les intérêts des puissants, nous empêchant de renverser un gouvernement qui nous trompe, des grandes entreprises qui trahissent les citoyens qui les font prospérer…..

Article XIII

Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être légalement répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

Article XIV

Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quantité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Tiens nous avons le droit de consentir librement à l’impôt, d’en suivre l’emploi et la quantité…. chose jamais appliquée.

Article XV

La société a droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article XVI

Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution.

Article XVII

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Les bourgeois n’ont pas mis de limite au droit de propriété, c’est un oubli volontaire de leur part, car ils avaient le projet de s’enrichir et d’accroître leur propriété.

Ne perdons pas de vue, qu’au dessus et autour de la déclaration officielle des droits de l’homme se trouve le symbolisme maçonnique. Les colonnes du temple de chaque coté, la pyramide maçonnique au dessus.

Ce texte est signé, il n’est pas du petit peuple de toute évidence.

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