Eruption de colère au Brésil lundi 17 juin

Le Brésil s’enflamme, les manifestants ont pu pénétrer dans le parlement après avoir été refoulé par les forces anti émeute.

Les manifestation dure depuis une semaine et ne semble pas s’éteindre. Jeudi dernier plus d’un millions de personnes ont manifester dans un pays encore très rural, ce qui représente un record pour ce pays. 75 % de la population soutient le mouvement de révolte et les manifestant appel à une grève générale au 1er juillet. 

Le discours de la présidente Dilma Roussef  vendredi dernier ne calme pas le vent de révolte qui reprend de l’ardeurs. Hélas, la présidente ne dispose plus non plus des commandes de son pays puisqu’elle ne dispose pas du droit de création de sa monnaie. La grande banque dirige le Brésil.

Le Brésil va t’il s’arréter, le Brésil va t’il déclencher l’été d’Amérique du Sud ? 

Ces émeutes sont elles pilotés comme en Lybie et en Syrie par des forces occultes, ou comme ce fut le cas en 2002 au Vénézuella contre Chavez ou les services secrets Américain et lobby industriel avaient financer une fausse révolte ? Pour le moment, il semble que non. Tous les indices qui nous parviennent semble confirmer une révolte spontanée du peuple Brésilien pris au piège de la Banque et de la dictature de la dette.

 

Les premières analyses qui nous parviennent de la part des journalistes de la grande citadelle médiatique sont assez banales.

Sur Europe 1 on nous parle de manifestation qui aurait gonflée sur les réseaux sociaux que les jeunes auraient relayés…. bin voyons, comme s’il suffisait de faire un partage face de book pour faire sortir plus de 100.000 personne comme ça… Alors on nous sort le prétexte, le tarif des transports en commun aurait augmenté…. Mais tout augmente messieurs les journalistes, sauf les salaires !

Il y a sur le fond un malaise important au Brésil, ce pays dispose de toute les ressources pour éradiquer la misère, sauf une… le droit de créer sa propre monnaie. Mais voilà, comme tout pays en voie de sortie de la misère, il y a les sbires du FMI, de la Banque mondiale derrière.

La petite histoire du piège tendu par la Banque mondiale et le FMI au Brésil qui commence à se refermer.

Jean Ziegler dans son livre l’Empire de la honte consacre un chapitre au Brésil et montre que tant que le Président Lula aura refusé de sacrifier la forêt pour y planter du soja et du mais OGM, il ne parvient pas à être soutenue financièrement par la mafia.. euh la banque mondiale et le FMI. C’est seulement à partir de son second mandat qu’il va craquer et accepter de développer la production de soja et maïs, rasant des milliers d’hectares de forêt, et pour enfin recevoir les prêts usuriers de la Banque Mondiale et du FMI.  Objectif : produire des protéines pour nourrir le bétail qu’on ajoute dans les Hamburgers des « gros américains ». Mais aussi produire du bio-carburant, une absurdité énergétique qui met en concurrence : se nourrir ou faire le plein des gros 4×4 des Américains.

Dans un premier temps Lula pourra avec cet argent aider de nombreux pauvres à sortir des favelas ou des bidonvilles, mais comme tout pacte avec le diable il y a une contre partie… la fausse croissance s’accompagne aussi de dette qui gonfle, d’inflation plus rapide que les salaires comme dans tous les pays qui ont acceptés de se priver de leur droit régalien de création monétaire. Et l’illusion commence s’estomper, les classes moyennes subissent de plein fouet une inflation consubstantiel au système bancaire, et ce ne sont pas les 1 % qui ont sortie les pauvres de la misère, mais les classes moyennes par transfert de leur niveau de vie honorable.

 

Aujourd’hui le Brésil à quelques 1500 milliards de dollars de dette envers les banques, et le peuple du Brésil commence à découvrir les plans de rigueur, les impôts croissant, l’inflation galopante plus vite que les salaires… bref le cercle vicieux de la dette toujours supérieurs à l’argent disponible… le Brésil est lui aussi pris au piège de la dictature de la Banque.

 

en août 2005, Joseph Stiglitz (économiste), de passage à São Paulo, s’est désolé que le président Lula da Silva n’ait pas opté pour « une politique plus agressive, avec un changement de la structure économique pour rendre le pays moins dépendant des capitaux extérieurs », car selon lui un pilotage économique, faisant tout pour obtenir une inflation faible et un excédent budgétaire élevé, ne garantit ni la croissance ni la réduction des inégalités sociales (Source Wikipédia)

Updated: 17 décembre 2013 — 22 h 04 min

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