COMPRENDRE EN 10′ L’IMPASSE DU CAPITAL ET DE LA BANQUE

Vous croyez que l’économie c’est complexe, parce que vous ne comprenez rien aux discussions des économistes à la télé, parce que personne ne semble être d’accord. Ne vous inquiétez pas, c’est normal. Tout est conçu pour que vous n’y comprenez rien, ou alors que vous ne compreniez que le superficiel, le futile, et jamais le coeur du système. Les hommes qui ont du pouvoir dans le monde n’aime pas la pédagogie qui simplifie la complexité, car la simplification ammène à la compréhension, la compréhension à la stupéfaction, la stupéfaction à la révolte, la révolte au changement réel.  Voici en 10′ de lecture l’histoire d’un mensonge mondial, celui des capitalistes monopolistes et de son comparse la Banque.

Imaginez une situation de départ :

 

  • un petit maraîcher de fruits et légumes doté d’un terrain,
  • un rentier doté de 5000 € de capital,
  • un artisan doté d’un savoir faire en outillage.
  • Un banquier qui ne possède presque rien (100 €) et ne sait rien faire.
Masse monétaire en circulation pour le peuple = 5000 €

Masse monétaire du banquier = 100 € (avec 100 € dans son coffre, le banquier à le droit de préter 10 fois plus que ce qu’il possède, donc 1000 €) Il peut donc créer de l’argent puisqu’il prête ce qu’il ne possède pas, soit 900 € sortie néant.)

Notre petit maraîcher veut produire plus de légumes, il lui faut acheter des outils et il n’a pas d’argent. Son voisin doter d’un capital lui prête 5000 € pour acheter à son second voisin (artisan) pour 5000 € d’outils de qualité.  Avec cet outillage, notre maraîcher double sa production de fruits et légumes. Notre rentier veut récupérer sa mise et des dividendes. Notre maraîcher vend des légumes et des fruits à notre artisan d’outils qui avait récupérer les 5000 €. Puis notre maraîcher rembourse le rentier de ces 5000 €. Mais il y a un problème qui se pose, car le rentier veut récupérer au moins 1000 € de dividende, soit un total de 5000 € + 1000 € = 6000 €. Les capitalistes à ce moment de l’histoire disent : « c’est normal, j’ai apporter de l’argent qui a permis la création de légumes et d’outillage« . L’argent du rentier à participer  à la création d’une richesse. Sauf que le maraîcher ne peut lui rendre que 5000 € et le résultat de sa production, donc des fruits et légumes, il ne peut pas rendre 6000 €, car pour cela il faut que de l’argent soit créer. Or dans notre histoire, le capital n’a pas permis de créer de la monnaie, mais seulement des outils et des légumes. Le rentier ne peut en toute logique que récupérer une partie des fruits et légumes, il ne peut pas exiger ce qui n’existe pas.

C’est à ce moment là qu’intervient un 4ème larron, le Banquier (le roi des escrocs) . Il va voir notre producteur de fruits et légumes et lui propose un prêt à hauteur de 1000 € (avec 200 € d’intérêt) pour payer les dividendes. Notre petit producteur vend alors des fruits et légumes au rentier pour la somme de 2200 €. Il pourra ensuite redonner 1000 € au rentier, rendre 1200 au banquier (1000 + 200 d’intérêt).

A ce stade 2 la situation est la suivante :

 

  • rentier, possède 3800 € de cash  + des fruits et légumes pour une valeur de 1200 €
  • maraîcher possède 1200 € de cash + 1000 € de dettes à la banque,  200 € de dettes sur les intérêts de son emprunt à la banque.
  • artisan possède : fruit et légumes pour une valeur de 5000 €

Masse monétaire en circulation pour le peuple 6000 €* = 5000 € + 1000 €** Masse monétaire du banquier = -900 €

* le peuple a vue sa masse monétaire croître de 20 %, mais ces dettes représente 24 % de sa masse monétaire de départ…. les problèmes commencent.

**Le banquier, rappelons le ne possédais que 100 € au départ, il a pourtant préter 1000 € et il en réclame 1200 en remboursement. Puis notre producteur de fruits et légumes donne 1000 € de dividendes au rentier, bien content de son opération, car il se retrouve alors avec 4800 € + 1200 € de marchandise. Le maraîcher continuer de payer ses dettes et rembourse à la banque 1000 € de capital emprunter + 200 € d’intérêt.

A ce stade 3 voici la situation économique :

 

  • rentier, possède 4800 € de cash  + de fruit et légumes pour une valeur de 1200 €
  • maraîcher possède 0 € de cash et ses outils et son savoir faire.
  • artisan possède : 0 € de cash + des fruits et légumes pour une valeur de 5000 €

 

  • Masse monétaire en circulation pour le peuple = 4800 €
  • Masse monétaire du banquier = 300 € (le banquier ne conserve que les intérêts qu’on lui rembourse, il est obligé de détruire le capital emprunté, c’est pour cela qu’il ne garde que 200 € d’intérêt et non 1000 € + 200 €) 

 

Ne voyez vous pas comme un petit problème ??? Entre la situation de départ et la situation de fin le banquier à aspirer 200 € de cash issue de l’économie réelle. Le peuple n’a plus que 4800 € pour son économie alors qu’il possédait 5000 € avant que la banque ne mettent son nez la dedans.  

L’histoire va continuer, car notre maraîcher voudra mécaniser sa production, il va lui falloir 10000 €. Il emprunte 4800 € de capital au rentier et 5200 (avec en sus 500  € d’intérêt) à la banque. Il fait travailler l’artisan pour 10000 e de machine outils pour mécaniser sa production… Vous commencer à comprendre…. à la fin de ce nouveau cycle la situation économique sera :

  • rentier, possède entre beaucoup de  cash + des fruit et légumes
  • maraîcher possède 0 € de cash et ses outils et son savoir faire.
  • artisan possède : 0 € de cash + des fruits et légumes.

Masse monétaire en circulation pour le peuple à sensiblement augmenter provoquant une part d’inflation. Mais surtout la  masse monétaire du banquier est passé de 100 € à 800 € en ne tournant les pouces, en provoquant inflation et en faisant le jeu de son comparse le capitaliste qui n’en fait pas lourd non plus.

Si la situation s’envenime, l’Etat épongera des dettes, et va allez voir une autre banque dans un autre pays et emprunter de l’argent pour rembourser des dettes de la nation. En fait, les Etats remboursent des dettes par des dettes   Que se passe t’il ? La Banque aspire l’argent à chaque cycle infernal, la masse monétaire diminue et les richesses produites augmentent, il s’en suivra logiquement un risque d’inflation ou de déflation car la quantité d’argent peut ne plus coller à la quantité de produits disponibles.

 

Ce résumé vous montre le processus simplifié et au ralentie de l’économie telle qu’elle fonctionne depuis plusieurs décennies. Vous comprenez vite qu’au bout de peu de temps la banque aura tout aspiré. Et pour éviter que l’économie réelle du peuple ne soit assécher, il faut que le peuple s’endette de plus en plus car à chaque emprunt à la banque, cette dernière fabrique de l’argent sortie de nulle part, le fait entrer dans l’économie réelle, ce qui pendant un laps de temps permet à tous d’en bénéficier, mais une fois l’argent remboursé le peuple n’a plus d’argent. Il est donc impossible que tous le monde rembourse ses dettes. Le système ne peut aboutir qu’a des gens sur endettés et d’autres croulant sous la monnaie. Pour que ce système ne soit pas asphyxié, il faut que les demandes d’emprunt soit toujours plus rapide et important que la masse totale d’argent dette. C’est un cercle sans fin qui aboutit à la théorie absurde de la sacro sainte croissance. Car en réalité la croissance n’est ni plus ni moins que l’ultime nécessité pour que le système de la banque perdure. Croissance = augmentation de l’argent mise en circulation par les banques = augmentation des dettes dans des proportions supérieures car il faut rembourser aussi des intérêts. A chaque instant de votre vie, la masse totale des dettes en faveur des banques sont devenues bien supérieures à la masse totale d’argent réellement en circulation et accessible. Comment peut ont rembourser les dettes dans ces conditions. On ne le peut pas, on est condamné à s’endetter encore plus pour payer les intérêts de la dette qui enfle sans fin…jusqu’au jour ou on effacera toute les dettes car le peuple aura compris la réalité du monde dans lequel il vit et dit stop à la bêtise des banquiers. Mais en attendant ce jour là, des plans de rigueurs et d’austérités auront jeter dans le désespoir,  dans la misère et vers la mort des millions de gens. Les banques et leur sbires agences de notation auront exigés de vendre les autoroutes, port, aéroport, de privatiser la médecine, les retraites, l’éducation, de flexibiliser le marché du travail (fin des CDI, fin des 35H). Tout cela pour le grand profit des monopolistes capitalistes internationalistes. Et à la fin, il y aura le peuple pauvre, travaillant pour les monopolistes et la banque, qui quant à elle gouvernera un Etat fantoche aux services des monopolistes et des banquiers.   Sur ce bref article nous mettons en lumière plusieurs problèmes :

  • Le monopole de la création monétaire ne doit pas être donner à la banque privée, mais aux peuples qui doit créer autant d’argent qui correspond à la vraie richesse disponible.
  • Les intérêts exigés par la banque n’ont aucune raison mathématique d’exister, ils sont même une impossibilité mathématique il ne serve qu’a asservir le peuple, l’extorquer de sa richesse et à enrichir dans cette histoire le seul type qui ne possède rien et ne sait rien faire…le banquier. Alors quand on vous parle de chômeur au crochet de la société… poser vous la question si ce n’est pas le banquier qui vit au crochet des travailleurs.
  • Le travail produit de la richesse, mais ne produit pas d’argent, c’est l’emprunt (hélas) qui permet de créer de l’argent.
  • Le rentier ne peut pas exiger des dividendes sous formes d’argent, mais uniquement un % de ce qui est produit par le travail du maraîcher.
  • Le banquier se cache derrière le rentier qui prête son capital et laisse accuser par le peuple ce dernier d’exiger des rendements excessifs. Le Banquier manipule l’opinion publique avec ses médias et ses amis politiciens pour concentrer l’indignation du peuple sur le rentier plutôt que sur le banquier monopoliste et internationaliste.

Le capitalisme est l’arbre qui masque la forêt. Taxer le capital c’est aussi le légitimer. Or l’idée que le capital produit de l’argent est faux, c’est la banque qui fabrique l’argent et les dettes. Pendant que les commentateurs économiques et politiques parlementent sur la façon de taxer le capital il le légitime et ne conteste pas la banque et ses institutions monopolistes, privées, en dehors de tout contrôle.

Le jour ou le NPA et Olivier Besancenot auront compris cela, sauront’ ils capable de porter le combat non pas envers le capitalisme, mais envers les institutions bancaires, notamment la BRI qui écrit les règles du jeu, puis les Banques Centrales et enfin les banques privées. A moins que le NPA ne soit qu’un partie baudruche, sortent de soupape de décompression, défouloir politique, un factice révolutionnaire, idiot utile d’une fausse démocratie, d’une fausse liberté d’expression…

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PS : désolé pour les fautes d’orthographes, mais rien de vous empêche de les signaler en nous envoyant un mail du texte corrigé : postmaster@info-resistance.org

 

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