ISLANDE à fait sont assemblée constituante sans les partis politques

Voici un résumé de l’histoire récente de l’Islande (2008-2011) et qui devrait inspirer la France en quête d’une 6ème république…..  Si un petit pays est capable de résister au sbires du FMI, les banksters de la BCE… pourquoi un grand pays comme la France ne le pourrait pas… ?

Ça ne fait pas de bruit mais la quenelle d’or catégorie “banksters” devrait être à attribué à l’Islande : Qu’en pensez-vous ? … Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

(source : http://meykin.com/2012/02/14/quenelle-aux-banksters-specialite-islandaise/)


La Révolution Islandaise ! par DJAMELITO-UPR

On se souvient que, au début de la crise financière de 2008, l’Islande fit littéralement faillite. Les raisons ne furent mentionnées qu’en passant, et depuis lors, ce membre peu connu de l’Union Européenne a semblé s’éclipser de l’actualité.

À mesure qu’un pays européen après l’autre fait face a une quasi-faillite, mettant en péril l’euro, l’Islande devient un phare d’espoir pour avoir choisi les gens avant le profit. Voici pourquoi.

Cinq ans d’un régime néolibéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d’armée). afin d’attirer les investisseurs étrangers. Ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.

Ces comptes bancaires, appelés Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. À mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. En 2003, la dette de l’Islande équivalait à 200 fois son PNB (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent.

La crise financière mondiale de 2008 devint le coup de grâce. Les trois principales banques islandaises firent faillite et furent nationalisées, tandis que la couronne (monnaie de l’Islande) perdit beaucoup de sa valeur par rapport à l’euro. A la fin de cette année-là, le pays se déclara en faillite.

Les citoyens récupèrent leurs droits

Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le contrôle de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce.

Geir Haarde, le premier ministre d’une coalition gouvernementale sociale-démocrate, négocia un prêt important. Mais la communauté financière étrangère fit pression pour que l’Islande impose des mesures drastiques.

Des protestations et des émeutes s’ensuivirent, obligeant finalement le gouvernement à être remplacé par une coalition de gauche nouvellement formée.

La coalition se plia finalement face aux exigences provenant de l’extérieur et selon lesquelles l’Islande devait payer une dette totale qui aurait exigé de chaque Islandais de payer 130 $ par mois pendant quinze ans, à 5,5% d’intérêt, afin de rembourser une dette contractée par des parties privées vis-à-vis d’autres parties privées. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

Ce qui s’est passé ensuite fut extraordinaire.  La croyance selon laquelle les citoyens devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, qu’une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée.

Les relations, animées entre les citoyens et leurs politiciens, habilitèrent les dirigeants de l’Islande à agir aux cotés de leurs électeurs. Le chef de l’État,Olafur Ragnar Grimsson, refusa de ratifier la loi qui rendait les Islandais responsables des dettes bancaires  et soutint les appels à la tenue d’un référendum.

La communauté internationale furieuse

Le communauté internationale ne fit qu’accroître la pression. La Grande-Bretagne et la Hollande mirent le gouvernement et la population islandaises en garde contre des représailles terribles qui isoleraient le pays, incluant l’arrêt de l’aide du FMI  et le gel des comptes bancaires islandais étrangers.

Lors du référendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI gela immédiatement son prêt. Mais l’Islande n’allait pas se laisser intimider. Comme Grimsson le dit: « On nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l’Haïti du nord ».

Avec le soutien des citoyens furieux, le gouvernement lança des enquêtes civiles et pénales contre les personnes responsables de la crise financière. En conséquence, l’ancien ministre des Finances purgea une peine de prison de deux ans, alors qu’Interpol émit des mandats d’arrêt internationaux contre les banquiers impliqués dans le krach.

Les Islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires – l’IslandicDefense Agency (Agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d’exister en janvier 2011.

La nouvelle constitution de l’Islande

Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, le peuple islandais décida de rédiger une nouvelle constitution.

La population procéda à l’élection de 25 citoyens parmi 522 adultes n’appartenant à aucun parti politique, mais recommandés par au moins trente personnes. Les réunions des électeurs furent diffusées en ligne, et les citoyens purent envoyer leurs commentaires et suggestions, étant les témoins de ce document à mesure qu’il prenait forme.

La constitution qui émergea de ce processus de démocratie participative fut soumise au parlement pour approbation à l’automne.

On a dit au peuple grec que la privatisation de leur secteur public était le seul moyen de garder le pays à flot. Les peuples de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal sont confrontés à des pressions similaires.

Ils pourraient, ainsi que le reste d’entre nous, apprendre beaucoup de l’Islande, en refusant de se plier à des intérêts étrangers et en déclarant haut et fort que les gens peuvent reprendre et reprendront leur pouvoir.

Davantage d’informations: www.stjornlagarad.is/english

Traduit par VicFlame de Iceland’s On-going Revolution
http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html

Articles de Deena Stryker publiés par Mondialisation.ca

3 Comments

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  1. L’islande fait partie de l’UE??????????

    1. Non, mais voilà une bonne raison pour en sortir, car s’il suffit de ne pas faire partie de l’UE pour envoyer bouler les banquiers, le FMI et faire une révolution démocratique.

      Au fond cela importe peu que l’UE fasse ou non parti de l’UE, tous pays qui passera en mode révolte, qu’ils soit de l’UE au non empruntera le même chemin, et le premier en Europe à le faire fera éclater la dictature de l’UE.

  2. J’aime bien vos articles. Et je pense qu’il faudrait plus de resistants comme vous. Mais de grace surveillez l’orthographe, surtout dans les titres, pour etre plus credible:
    « ISLANDE à fait sont assemblée constituante sans les partis politques »
    « ISLANDE a fait son assemblée constituante sans les partis politiques »

    Continuez. Merci.

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