Marinaleda, en Espagne, l’ilot révolutionnaire

Personne n’en parle, et alors que les journalistes et politiciens ne cessent de dire qu’il faut payer ses dettes, qu’il n’existe pas d’autre modèle que le Capitalisme, une petite ville en Espagne réalise un exploit révolutionnaire.

La ville de Marinaleda : Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe ! C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda.

  • 2645 habitants, 25 km2
  • Le monopole de la propriété privée est vaincue par des manifestations
  • Les terres des riches propriétaires ont été en partie expropriées (1200 hectares sur les 17000), et les terres ont été partagés entre tous les habitants. Pour cela les habitants ont mi la pression sur le riche propriétaire et sur le gouvernement.
  • Tous le monde gagne le même salaire : 47 € par jour, c’est ce qu’il appel la démocratie économique, 1 homme = 1 voie = 1 part de salaire
  • Le loyer des maisons est de 15 € par….. mois….
  • La crèche : 12 € par mois

 

Usine communale de conditionnement des production alimentaires en 1999

Cette histoire est extraordinaire, elle commence en 1979 par une victoire aux élections du  Collectif Unitaire des Travailleurs. Puis dans les années 80 les paysans se sont battues pour que la terres reviennent au travailleur, pour disposer de leur outils de travail. Il y parviennent en 1991, puis en 1999 les habitant font construire leur usine de mise en bocaux et de conditionnement de leur production alimentaire.

 

En 2002, la ville se lance dans un programme de résistance à la mondialisation.

Pour nous, cette célébration a été un honneur parce que nous avons passé des années à se battre pour la construction de l’utopie d’une hypothèse de base que se trouve aujourd’hui que le mouvement antimondialisation est la souveraineté alimentaire, les droits fonciers à l’eau et les semences par le peuple parce que nous sommes fatigués de la présence destructrice et oppressante des propriétaires fonciers, et aguatenientes semillatenientes sont de grandes multinationales.

La révolution pacifique et comportementale des habitant va plus loin, et la ville se dote d’une chaine de télévision et radio locale pour lutter contre l’emprise des lobbys sur les médias qui déforme l’information.

 Logement, un droit universel : Les enfants qui une fois adulte veulent s’installer peuvent obtenir un terrain que la ville met à leur disposition, ainsi que tous les matériaux et l’architecte. En échange les futurs habitant doivent s’investir dans la construction. Ce sont des maçons de la communes qui réalise le chantier. Une fois la maison terminée, le nouvel habitant doit s’acquitter d’un loyer de 15 € par mois.

Bénéfices et profit : Tous les habitants qui travaillent dans la commune gagnent 47 € par jours pour 6h30 (39 h) de travail quotidien. Tous les bénéfices issues de la vente des légumes, fruits et céréales sont réinvestis pour créer de nouveaux emplois, ou pour aménager la ville. Ainsi la piscine communale est gratuite ainsi que toute les installations sportives.

Démocratie directe et économique au lieu de démocratie représentative. Tous le monde peut prendre part au conseil municipale. Une annonce est faites pour donner l’heure de chaque réunion.

 

C’est beau, mais ce fut dure, très dure, le maire à été victime de 2 attentats de l’extrême droite, il a aussi du aller en prison, il a été diabolisée, a subi des violences de la police…  Le combat à duré des années avec le soutien du peuple qui n’ont pas hésiter à faire une grève de la faim (700 personnes)

 

Voir le documentaire en espagnol et sur youtube des dizaines de vidéo de cet îlot révolutionnaire

 

Référénce  :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marinaleda

http://www.marinaleda.com/historia.htm

 

4 Comments

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  1. a kuota pour son article sur marinaleda
    j’avais mis le lien , mais dans mes favoris sur mon blog,effectivement j’aurais peut être dû vous en demander l’autorisation, mais votre article était plus facile a mettre que celui de l’émission de Mermet «  »là bas si j’y suis » », et il me semblait intéressant de faire circuler, cette info
    veuillez m’excuser si cette mise en ligne sans autorisation vous a « froisser »

    1. Pas de problème, vous pouvez reprendre les textes, cela ne me gène pas, ils sont fait pour devenir des traînées de poudre qui se rependent sur le net pour apporter une autre réflexion sur le monde.
      Ce n’est pas mon métier, c’est un acte de résistance aux médias.
      Un lien vers la source en bas c’est parfait pour inciter les internautes à venir voir et reprendre d’autres articles à leur tour qui les intéresseront.

      Au plaisir

  2. Bonjour , donc se que vous voulez ces revenir au temps du communisme ? Je ne suis pas sure que l’homme soit encore asser sage que pour accepter de travailler plus que son voisin pour le meme salaire . Personellement je penche plus pour un systéme reprenant les meilleurs idées des deux société capitaliste et communisme lié aux niveaux de bonheur des individus et non plus aux niveau de l’argent.
    En attente de votre précieuse réponse

    1. Non, je ne pense pas que qu’il faille imposer un modèle… mais les gens de marinadella accepte et apprécie leur situation, et il faut laisser au peuple le choix de vivre de cette façon s’il le souhaite. L’expérience Marinadella pourrait se développer ailleurs, mais tout est fait pour entraver ce genre d’initiative.
      Ce village illustre l’utopie réalisable…

      Enfin…. le communisme d’avant…. était celui fabriqué par les grandes banques de la city et de wall street. De Marx à la révolution bolchévique, tout ne fut qu’un plan établie par les banquiers de wall street… lire à ce titre Antony Sutton

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