L’europe qui fait contrepoids aux etats unis, un mensonge.

L’histoire de la construction européenne montre que ses promoteurs n’ont pas une grande estime de l’opinion populaire. On ne peut que se remémorer la Constitution européenne, rejetée par les Français et les Hollandais lors d’un référendum en 2005. Les principaux points (et surtout l’esprit) de ce document d’obédience libérale n’ont pas manqué d’être repris, presque tels quels, dans le traité de Lisbonne adopté par les gouvernements des Etats membres, plus accommodants que leurs peuples.

Restait l’Irlande, dont la constitution interdisait d’adopter un tel document sans consulter les électeurs. Après un nouveau « non » populaire, les bureaucrates européens répliquaient en organisant un second vote. Finalement, les Irlandais avaient accepter le traité. Un revirement principalement dicté par les difficultés économiques minant le tigre celtique, dont seule la solidarité européenne semblait pouvoir venir à bout. Bref, le chantage par la dette et le crédit pour que le peuple Irlandais acceptent.

Le premier ministre Papandreou, annonçant récemment la tenue d’un référendum visant à savoir si les Grecs souhaitaient réellement sacrifier leur avenir au nom du plan d’aide européen, a fait l’unanimité contre lui. Non pas au sein de la population, mais parmi les gouvernements, banquiers, et cercles européistes, qui dénonçaient en chœur la « trahison » d’une Europe censée rester à l’écart des peuples. C’est sans provoquer d’étonnement particulier qu’intervenait l’annulation du plébiscite.

Cette tendance possède également des causes « structurelles ». Surfant récemment sur Internet, je suis tombé sur un document jetant une lumière assez crue sur cette étrange conception de la volonté générale, considérée par Rousseau comme la base du contrat social. Il s’agissait d’un article titré : « Les euro-fédéralistes financés par les chefs espions américains ». L’expression est choquante, et l’on pourrait y voir la patte de quelques partisans de la théorie du complot, s’il n’avait été publié dans le très sérieux journal britannique Telegraph du 19 septembre 2000 sur la base de documents déclassifiés américains. En voici un florilège :

« Des documents américains déclassifiés montrent que le renseignement américain a mené une campagne dans les années 50 et 60 afin d’accélérer la création d’une Europe unie. Il a financé et dirigé le mouvement fédéraliste européen. Le document confirme les suspicions exprimées à l’époque selon lesquelles l’Amérique travaillait agressivement en coulisses pour faire de la Grande Bretagne un Etat européen (…). Les leaders du mouvement européen (Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge Paul-Henri Spaak) étaient tous traités comme de simples employés par leurs sponsors américains. Le rôle américain était traité comme une opération confidentielle. Le financement (de  l’organisation en charge de l’opération, ndlr) provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que d’entreprises possédant des liens étroits avec le gouvernement US ».

La suite est encore plus intéressante: « Le département d’Etat a lui aussi joué un rôle. Un mémo de la section européenne daté du 11 juin 1965, conseille le vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, d’atteindre l’union monétaire de façon furtive. Le document recommande de supprimer le débat jusqu’au point où l’adoption de ces propositions deviendrait virtuellement inévitable ».

Ce document confirme, si besoin était, que la démocratie n’a jamais été inscrite dans l’ADN de l’Union européenne. Un bloc qui n’a jamais ignoré se construire au-dessus de la volonté populaire, dans une conception élitiste de l’histoire.

Les Etats Unis ont poussé la construction européennes autobloquante. Leur objectif est d’enchainer les pays avec des attelages absurde. Un ne met pas une cheval de traie avec un une mule. Les Etats Unis mène une guerre économique, leur objectif est de resté au dessus, pour cela il n’hésite pas à utiliser plusieurs tactiques, dont la guerre, mais aussi la neutralisation des pays d’Europe dans un système autobloquant.  Par exemple nous, pays d’Europe devont emprunter aux banques privées avec des taux d’intérêts de 3 à 18 % alors que les Américains conservent le monopole de l’emprunt à 1 %, voir 0% auprès de la FED. Sommes nous idiot pour jouer au monopolie contre un concurrent qui n’utilise pas les mêmes règles comptables et économique que nous ?

La suite du traquenard, c’est que les Américains qui se sont donné le droit de s’endetter sans limite, vont essayer de tout acheter. Ils vont donc tous faire pour que les pays d’Europe se croient en faillite. Pour que nous nous croyons en faillite, il y a l’arme ultime du traité de Maastrich voulu par la construction européenne. ce traité nous interdit de dépasser une dette publique de 60 % du PIB, ce qui est bien sur inévitable tôt ou tard. Et quand on nous fait croire que nous sommes en faillites, qui rachète ? Les Etats Unis pardi, il rachète tout ce qu’il peuvent, partout dans le monde.

Conférence à voir sur le même sujet : François Asselineau, Qui gouverne la France ?
Source :
Impressions de Russie par Hugo Natowicz : http://fr.rian.ru/tribune/20111111/191915261.html

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