Le mythe de la méchante inflation

Comme vous le savez si vous avez déjà lu nos articles, les pays d’europe n’ont plus le droit de créer leur propre monnaie pour financer leurs investissements. Les pays d’Europe doivent emprunter aux banques privées (article 104 traités de Maastrich). Les pays d’Europe doivent donc payer des intérêts important sur leur emprunt, ce qui n’était pas le cas avant 1992. L’essentiel des dettes des Etats sont la conséquence de cet article 104…. rrrh enrageons devant cette infamie….

De fait lorsque nous demandons aux élus (Juppé ou Hollande par exemple voir à 5’30 » sur la vidéo), pourquoi nous Etat d’Europe ne reprenons nous pas la création monétaire à notre compte plutôt que de la laisser aux banques et leur payer des intérêts ? Ces élus vous prendrons de haut « voyons jeune homme, ce serait le retour de l’inflation !! » Et ils s’empresseront de clore la discussion car cela devient vite génant.

Sur la vidéo, on voit vraiment l’envie de ne pas trop approfondir la réfléxion de la part des faux experts de l’UMP et du PS.


Hollande et Juppé face à We Are Change Paris par wearechangeparis

Démonstration du mensonge que représenterait l’inflation :

  • L’idée que l’action de la planche à billets par les Etat provoquerait de l’inflation n’est pas un argument sérieux. En effet les Banques Privées font tourner à plein régime la planche à billet pour satisfaire la demande d’emprunt et leur bénéfices. La masse monétaire augmente de 10 % par an depuis 10 ans…. la quantité d’argent disponible en europe a augmenté de 150 % depuis le passage à l’Euro. Le coût de la vie dans le même temps à augmenter d’environ 40 % et les salaires de 20 %

  • Lutter contre l’inflation ne sert pas à protéger les pauvres, mais les riches. En effet, l’inflation entraîne une diminution de la valeur des capitaux, vous savez cet argent qui dort et rapporte des intérêts sans rien faire. Et bien s’il y a trop d’inflation, comme les intérêt sont fixes, les capitaux épargnés perdent beaucoup de leur valeur et les riches sont moins riches.

  • Il y a depuis 1 siècle d’histoire un corrélation entre l’inflation et le chômage? Plus l’inflation est forte et moins il y a de chomage. Alors pourquoi lutter contre l’inflation. (Philipps). Il y a bien sur quelques période ou pays ou on note des exception à la règle, et les capitaliste s’engouffre dans cette exception à la règle pour discréditer cette observation.

  • inflation = salaire qui augmente, et les banquiers détestent ça, car si on gagne plus on cesse de faire des emprunts. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les présidents des Banques Centrales ne cessent de hurler dès qu’on parle d’augmenter les salaires.

  • Pour qu’il y ait inflation il faut aussi qu’il y ait de la rareté des biens à acheter…. or, la rareté est pratiquement inexistante pour nos sociétés occidentales. Elle est entretenu artificiellement avec des objets fragiles qu’on doit racheter car ils ne sont pas réparable, ou encore en ordonnant de détruire des réserves de blé car elle risque de faire chuter les prix s’il y en a trop etc. L’exemple le plus marquant est celui de l’immobilier pour lesquelles les gouvernements ne font pas l’effort d’en favoriser l’expension au risque d’en faire baisser les prix et les nombreux emprunt des particulier auprès de ces mêmes banques qui veulent des salaires bas. Si tous le monde est riche et qu’il a peu de chose à acheter, les rares denrées à acquérir seront à des prix exorbitants, mais si il y a trop de chose à acheter, même si tous le monde est riche les prix resteront bas…

La banque centrale européenne à pour fonction de maintenir l’inflation à 2 %, tiens donc, et pourquoi pas zéro. La vérité c’est que pour que le système monétaire ne s’éteigne pas il faut un tout petit peu d’inflation, mais pas trop car le capital des riches perd de sa valeur.

Enfin, on constate bel et bien une forte inflation dans certains secteurs d’activités. Savez vous lesquels ? Ceux du luxe, des yacht privés, des hôtels de luxe, des bijoux, des oeuvres d’art, bref l’inflation touche le luxe car les riches sont de plus en plus riche.

L’inflation que redoutent les capitalistes si on redonne aux états le droit de créer leur propre monnaie sans intérêt est un mythe. La lutte contre l’inflation est une lubie. Pour lutter contre l’inflation, nous n’avons pas besoin de banque centrale, il suffit d’une loi tenant en quelques lignes qui indexe vraiment les salaires sur le cout de la vie (pétrole, immobilier…) (pas comme le faux coup de pouce au scmic…)

Allez pour terminer une autre vidéo d’un homme (Etienne Chouard) qui à réfléchit au sujet (professeur d’économmie, s’appuyant sur un Prix Nobel d’économmie Maurice Allais).


E. Chouard – Chômage : le choix de l’Europe par Bonzou

Jean Paul Fitoussi est Professeur des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris, Président du Conseil Scientifique de l’IEP de Paris, Président de l’OFCE et Secrétaire général de l’Association Internationale des Sciences Économiques, et il a publié une recueil d’entretiens, que je vous recommande chaleureusement, avec JC Guillebaud : « La politique de l’impuissance », 2005, Arléa :

« – JCG : « Vous êtes en train de dire qu’au fond, obsédé par la lutte contre l’inflation, on a littéralement consenti au chômage. »
– JPF : « Pis que ça ! On a dans une première phase instrumentalisé le chômage pour combattre l’inflation. Chaque « banquier central » de la planète sait que, dès qu’il augmente les taux d’intérêts, il met au chômage une partie des catégories les plus vulnérables de la population. Non seulement il le sait, mais c’est précisément pour ça qu’il le fait. Pourquoi augmente-t-on les taux d’intérêts ? Parce qu’on est persuadé que la demande est trop forte et que les entreprises produisant à pleine capacité ne pourraient la satisfaire qu’en augmentant leurs prix. La douche froide des taux d’intérêts réduit ainsi la demande et incite les entreprises à licencier. » (p. 45) (…)
– JCG : « Que pensez-vous des deux arguments martelés à cette époque [après 1982] à propos de l’inflation et du respect des grands équilibres ? Premièrement on a dit qu’il était légitime (y compris moralement) de lutter contre l’inflation parce qu’elle pénalisait les plus pauvres ; deuxièmement, qu’il fallait maintenir les grands équilibres par simple respect et générosité pour les générations à venir, afin de ne pas faire peser une charge trop lourde sur la tête de nos enfants. On a habillé, en quelque sorte, cette politique d’un discours de générosité… »
– JPF : « C’était un double mensonge. En augmentant les taux d’intérêts, et surtout en les maintenant à un niveau élevé une fois l’inflation vaincue, on savait qu’on favorisait ceux qui détiennent le capital financier, et que l’on excluait de l’accès aux biens durables (qui exigent un recours à l’emprunt) les catégories les plus vulnérables de la population. (…) Le second mensonge, c’est qu’en augmentant les taux d’intérêt on faisait du service de la dette un des postes les plus importants du budget de l’État. » (P. 46)»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Info-resistance © 2014 Frontier Theme