GRECE : référendum sur le plan de sauvetage

Le 26 octobre, l’Europe, notamment l’Allemagne et la France se félicitaient d’avoir obtenu l’annulation de 50 % de la dette publique bancaire de la Grèce. A prioris on trouve cela bien, sauf que cela s’accompagne de mesure d’austérité drastique, de privatisation, bref d’une forme d’ingérance de l’Europe sur la souverainneté du peuple Grècque.

Cet accord dont Sarkosy était si fier, est loin de ce qu’exige le peuple Grec. Réduire le déficit de 173 % du PIB à 120 % reste une belle arnaque qui ne fait que reculer l’échéance et permet au passage d’imposer de nouvelle mesure de soumission au grand capitalisme qui exige toute sorte de privatisation, de vente, et de recul des acquis sociaux.

Les Grecs refuseront certainement de voter oui à cette mascarade. Les Grecs veulent sortir de la dictature des banques privées et exigeront l’annulation totale de la dettes bancaires.

La révolution européenne est elle en passe de démarrer en Grèce ?

Il est évident que le cas de la Grèce était pour le système Capitaliste un grand test pour voir s’il pourrait imposer son nouvel ordre mondial monétaire privé. Visiblement cela tournera au fiasco. La révolte du peuple est au dessus de tout.

Nous vivons une période sans précédent qui annonce les prémisses d’une immense révolution de l’humanité. Même la révolution Française de 1789 n’est qu’une broutille devant ce qui nous attend. L’enjeu des ces années à venir sera de savoir :

  • si oui ou non nous continuons d’être esclave d’un système capitaliste basé sur la création monétaire privée par le crédit
  • si oui ou non nous allons continuer de laisser le productivisme et la course effrénée à la croissance détruire et épuiser notre environnement.

Si les grecs ne payent pas leur dette ? ET ALORS, le monde ne va pas s’arrêter de tourner. Bon nombre de pseudo économistes, de journalistes laquets poussent déjà des cris d’orfraies. Ne cédons pas à la peur, les puissants de ce monde utilisent la peur pour faire passer les lois qui les arrangent, pour convaincre l’opinion (terrorisme, épidémie, crise). En 2002 l’Argentine à fait défaut de paiement, et elle s’en est sortie à merveille bien que les banques capitalistes se soient toute entendue pour ne plus préter à l’Argentine.

Rendez vous compte qu’en 2003 la présidente d’Argentine est arrivée au pouvoir en pleine catastrophe économique, et il y a quelques jours elle est réélu au 1er tour avec 53 % des voie devant les socialiste à 17 %.  (1) La vrai gauche qui fait du protectionnisme fait le bonheur des Argentins.

Bien sûr, l’Argentine souffre d’une inflation importante, mais l’ensemble des résultats économiques du pays est spectaculaire. Tout d’abord, le pays affiche une croissance de 8% par an depuis 2003 (à l’exception de 2009 naturellement). Certes, la crise a été violente, puisque le PIB avait reculé de 10% de 1998 à 2001 puis de 10% de plus sur la seule année 2002, du fait de la panique financière provoquée par la fin du lien avec le dollar et la conversion autoritaire des comptes privés.
Mieux, le taux de chômage, qui était de 23% en 2002, est retombé à seulement 7% aujourd’hui. Le taux de pauvreté s’est effondré. Bien sûr, le Monde essaie de présenter cette réussite comme le produit de la hausse du prix des matières premières. Comme si l’Argentine pouvait faire 8% de croissance annuelle de son PIB depuis près de dix ans seulement en vendant du soja ! Ceci est totalement ridicule.

Pourquoi la Grèce est endetté ? ALLONS VOIR CETTE VIDÉO

Les financiers de mauvaise foi diront que c’est parce que les Grecques bossent au black, qu’ils fraudent dans leur déclaration de revenu… ceci est un raisonnement bancale. En effet, la fraude à au moins l’avantage de conserver l’argent dans l’économie réelle plutôt que de l’envoyer dans le paiement des intérêts de la dettes, ce qui à pour conséquence d’extraire la richesse du peuple pour la donner aux banques privées. De plus, l’argent qui n’est pas déclaré une fois, finit à un moment ou l’autre par entrée dans la comptabilité, ce n’est qu’une question de temps.  L’argent qui circule en espèce de main en main ne disparaît jamais, à l’inverse de l’argent dette qui lui s’évapore à chaque fois qu’on rembourse à la banque. Oui, il faut le dire, l’argent est une monnaie non durable…. c’est dingue non !!  Seul les billets et les pièces sont des monnaies durables et réelle.

La vérité, que la plupart des partis politiques refusent d’admettre, c’est que la Grèce comme tous les pays de la zone euro sont sous le coup de l’article 104 de Maastrisch qui interdit aux États de se financer à Taux Zéro auprès de leur banque centrale. Bref, nous avions le droit de produire autant de milliard qu’on le souhaitait pour produire des écoles, des moyens de transport, des hôpitaux, des logement sociaux etc… et de les rembourser sans intérêts. Mais maintenant grâce à Maastrich, repris dans l’article 123 du traité de Lisbonne, nous peuple d’Europe devont LOUER l’Argent aux banques privées. Car le véritable terme qu’on devrait employer, ce n’est pas EMPRUNT, mais LOCATION, car l’argent prêté est en fait CRÉÉ à la demande par les banques privées.

COURAGE LES GRECQUES. LE MONDE ENTIER VOUS REGARDE ET VOUS SOUTIENS DANS VOTRE LUTTE CONTRE LA DICTATURE MONÉTAIRE.

 

Référence :

(1) http://www.marianne2.fr/Argentine-preuve-que-le-protectionnisme-fonctionne_a211914.html?preaction=nl&id=2931583&idnl=26507&amp

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