Dossier : Grèce, faisons le point du vrai et du faux

Cela fait plusieurs mois, voir plusieurs années que nous lisons et entendons en vrac tout et son contraire sur la situation économique de la Grèce. Nous vous proposons un petit bilan pour faire le point.

Préambule : vous devez d’abord chasser de votre esprit une idée reçue qui est que lorsqu’une banque prête de l’argent, elle prête forcément ce que ses clients ont déposés chez elle. En fait, une banque ne prête pas l’argent, elle le crée à chaque fois qu’on fait un emprunt et elle loue ensuite l’argent qu’elle à crée. C’est pour cela qu’il faut rendre l’argent crée afin de le détruire pour éviter que la masse monétaire deviennent disproportionné. Et c’est aussi parce qu’une location ça se paye, qu’il y a des intérêts.

Le déficit publique : 350 milliards, relativisons un peu

Il est de 350 milliards d’euro environ, ce qui représenter 170 % du PIB. Ce qui veut dire que l’ensemble des transactions (services et achats…) en grèce sont d’environ 230 milliards d’euros par an. La France fait presque 2000 milliards de PIB et sa dette est de 1700 milliards, soit 85 % du PIB. Mais attention, il est idiot de comparer une dette totale à un flux. C’est comme si on comparait votre dette de 100.000 € avec laquel vous avez acheter votre maison avec vos revenus sur une année. Si vous ne gagner que 20.000 € par an et avez un dette de 100.000 €, alors vous êtes endettés à 500 % de votre PIB. En réalité il faut aussi tenir compte du fait que la dette correspond à un emprunt étalé dans le temps. Par exemple la dette de la France de 1700 milliards arrivent à échéance en 7 ans, ce qui veut dire qu’en fait notre dette est de 12 % du PIB sur 7 ans. Bref, comparons un stock à un stock. La Grèce est endetté, c’est vrai mais si on compare un stok de dette à un stock de recette sur 10 ans sa dettes devient somme toute de 15 % du PIB.

Mais alors pourquoi les économistes poussent des hurlements de terreur ? En fait, c’est parce que dans le traité de Maastrich il a été décidé que la dette publique totale des états ne devait pas dépasser 60 % du PIB. Pourquoi 60 %…. personnes n’en sait rien, c’est comme ça histoire de mettre des barrières à la capacité de financemement des Etats. A la limite pour un particulier, cela se comprend, on évitera qu’il rembourse chaque mois plus 30 % de la somme qu’il gagne chaque mois. On sait qu’un particulier aura un jour une fin de vie et qu’il risque alors de ne pas payer ses dettes. Mais un Etat est immortel, le peuples sera toujours là. Un Etat peut s’endetter à l’infinie (en théorie). De plus un Etat à la différence de vous et moi, peut choisir le montant de ces revenus. Nous pas !

En fait, cette limite à 60 % du PIB est un repère qui permet aux agences de notations de donner des bonnes notes aux Etats, vous savez le Tripe A (AAA). Si vous rester en dessous, c’est que vous êtes en théorie un bon client, et de fait les banques privées prêteront plus facilement sur de longues période, elles sont sur de faire des gros bénéfice. Mais en contrepartie de cette garantié de bénéfice, le taux d’intérêt est bas. (2 à 3 % pour la France, et jusqu’a 20 % pour la Grèce).

Notre avis : Nous pensons que l’UE s’est fixé des règles comptables absurdes. On compare un Etat à un ménage, on compare un stock de dette à un flux d’argent, on créé une limite artificielle à l’endettement des Etats, on nomme un père fouettard (agence de notation) pour surveiller tout cela, on enfin, on interdit aux Etats de l’Europe de produire la monnaie dont ils ont besoin, les obligeants à louer l’argent auprès des banques. La crise n’est rien d’autre que la peur pour les banquiers de ne plus toucher les intérêts de l’argent qu’ils ont prétés en le fabriquant sur demande.

On peut même se demander si ces règle comptable absurde n’ont pas été prévue pour qu’un jour les dettes des Etats soient si importante qu’il sera plus facile de faire vendre tout ce qu’un pays possède de bien…. Ca ressemble à la théorie du complot vous allez me dire… n’empêche c’est tellement absurde ces règles comptables que vous ne ferez pas croire que les puissants banquiers de la planète ne réfléchissent pas à impulser des règles et lois qui leur soient favorable et les maintiennent toujours au dessus des Etats.

Les faux plans de sauvetage : désinformation permanente :

Depuis 2 ans on nous parle de plans de sauvetage, de déblocage à coup de milliards d’euro de fond pour la Grèce.  En fait quand on nous annonce qu’il a été débloquer 110 milliards d’aide, ce n’est pas 110 milliard qu’on donne, c’est 110 milliard qu’on prête moins cher pour que la Grèce continue de payer ses dettes et ses intérêts.  Et comme les Banquiers ne veulent plus préter, ce sont les Etats de l’UE qui remplacent les banques. Les Etats d’europe mieux notés par les agences de notation empruntent aux banques pour ensuite préter aux Grecs. De fait, les 110 milliards ne sont que 110 milliards de dette en plus, pour voir venir quelque temps. Nous affirmons qu’il n’y a eu aucun plan de sauvetage de la Grèce, il s’agit d’une désinformation qui ne sert qu’a nous laisser dans l’ignorance.

Autre exemple de désinformation, le 28 octobre dernier, on apprend que l’UE à conclu un accord d’annulation de 50 % de la dette, en fait il s’agit d’une annulation de 100 milliards, ce qui sur 350 milliards de dette ne fait pas 50 mais 28 %. En fait c’est la dette bancaire privée qui est  partiellement annulée. Cela n’a aucune incidence sur l’économie réelle car les banques ne prête par l’argent des autres, elles le frabriquent à la demande et le loue. (voir préambule).

La Grèce ne subit que des cures d’austérités. Les aides ne sont que de nouvelles dettes en plus avec des taux d’intérêts assortie d’une pommade plus douce.

  • 2 mai 2010 : 110 milliard de prêt (80 milliard des pays de l’UE et 30 du FMI) en échange de quoi la Grèce doit :
    • la suppression des 13e et 14e mois dans la fonction publique compensée par une prime annuelle de 1 000 euros pour les fonctionnaires gagnant moins de 3 000 euros
    • gel des salaires des fonctionnaires pendant trois ans
    • si le treizième mois est maintenu dans le secteur privé, la flexibilité du marché du travail sera renforcée
    • la durée de cotisations retraites sera portée de 37 annuités à 40 annuités en 2015
    • ouverture de professions fermées
    • taxe sur les résidences illégales
    • nouvelle hausse de la TVA qui doit être portée à 23 %
  • 21 juillet 2011, devant le fiasco : 109 milliard, 79 venant du FESF et du FMI et 30 des privatisations. Là encore, on ne donne pas, on prête contre intérêt en échange de quoi il faut vendre encore et privatiser,accroitre l’austérité encore un peu plus. Bref, contracter l’économie de la Grèce, qui a pour le coup de moins en moins de recettes.

Une conséquence de cette politique de rigueur sera l’augmentation fragrante des homicides, suicides, prostitution, dépression.

Coup de tonnerre, les Grecs feront finalement un référemdum pour voir si le peuples est d’accord pour accetper un effacement de 100 milliard en augmentant encore l’austérité. Il voteront non… c’est pratiquement certains. Les banquiers, les spéculateurs et leur avocats (Sarkosy, Merker et compagnie) ont faillit s’étrangler devant se sursaut de démocratie.

La vrai raison de la dette publique :

Si vous nous lisez réguilièrement vous savez quelle est la vrai raison. La vrai raison, c’est que depuis plus d’un siècle les banques ne cessent d’exercer du lobbying pour que les Etats privatisent leur  pouvoir de création monétaire. Bref, il s’agit d’interdire aux Etats de créer l’argent nécessaire à l’économie, nécessaire aux investissement vitaux. En France nous en sommes victime depuis 1973, et depuis la dette grimpe. (la dette publique en rance commence en 1974) En Europe, c’est 1992 que le Traité de Maastrich à poussé le vice par son article 104. Rien d’étonnant à ce que tous les pays qui entrent dans la zone Euro soit de plus en plus endéttés.

Personnes ne parle de ça, ni à l’UMP, ni au PS, ni au MODEM, ni chez EELV, un peu au NPA, un peu au FRONT DE GAUCHE… les journaux d’économie comme les Echos n’en parlent pas non plus, et pour cause ils sont déténus par des banquiers. Et nos hommes politiques, la plupart sont les avocats de se système qui consiste à faire en sorte que les Banques soient au dessus des Etats.

Ceux qui ont rédigé l’article 104 de Maastrich savaient pertinemment qu’un jour des Etats sortirais du cadre des 60 % du PIB de dette. Ce jour là, c’est l’occasion révé pour le néo libéralisme de profiter à plein de la privatisation. En effet, que fait un pays surendettés qui ne peux plus fabriquer la monnaie, il vend, il vend tout, ces services publique, ses lignes de chemin de fer, ses aéroports etc…. Vous savez c’est un peu comme au monopolie, quand vous ne pouvez plus payé, vos concurent vous rachète le moins cher possible. Sauf que quand la partie est terminé, tous retourne dans la boite. Et je fait le parie qu’un jour, c’est ce qui se passera, les spéculateurs seront expropriés comme ce fut le cas au Vénézuella et en Argentine. La question, est quand la révolte sera assez forte pour chasser le pouvoir, chasser les rapaces qui rodent, quand…. ?

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_dette_publique_grecque

http://www.francesoir.fr/actualite/societe/crise-dette-grecque-plus-suicides-et-prostitution-145823.html

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